Archives – Le mot de la présidente


Décembre 2016

Chères adhérentes, chers adhérents,

Tout d’abord merci à vous toutes et tous pour votre soutien, votre aide, votre compréhension durant cette année 2016.

La question des violences conjugales et des maltraitances familiales sont toujours totalement d’actualité. Si Solidarité Femmes Bassin a assurément progressé dans la reconnaissance et la protection des victimes, la tâche reste immense tant l’extinction laborieuse d’un foyer ici paraît ouvrir immédiatement d’autres foyers ailleurs. Comment comprendre que les violences les plus dures s’exercent le plus souvent aux dépens des plus proches.

La violence conjugale est traitée par notre association comme un problème social et non comme un comportement isolé où accidentel. Dans ce sens, la violence entre conjoints devient une responsabilité collective, ce qui veut dire que c’est à toutes et à tous de travailler pour parvenir à modifier les comportements et les structures sociales.

En cette fin d’année 2016 il convient de rappeler nos avancées en ce qui concerne l’accueil, l’aide aux femmes et aux enfants et les mises à l’abri.

Le nombre de victime est pratiquement identique à 2015, mais le degré des violences s’est intensifié.

Nous avons été très déterminé pour affirmer « brisons le silence » c’est aujourd’hui chose faite. Nous y sommes de plus en plus aidé par l’implication à nos côtés des institutions telles que la Gendarmerie, la Justice, les Droits des Femmes, la MDSI, le Département, la Région, les Mairies, les CCAS et les associations : Secours Catholiques, Restos du Cœur, Croix Rouge…

Sans vouloir bien évidemment établir de hiérarchie entre ces aides, elles nous sont toutes nécessaires et totalement précieuses.

Vu sous cet angle la question des violences conjugales a pris en cette année 2016 toute son importance et s’il en était besoin donne tout son sens et sa responsabilité aux vœux que je vous adresse pour cette année 2017, à toutes et tous engagés au sein de l’Association.

Bien cordialement,

Josèphe Mercier
la Présidente


Septembre 2016

Comme chaque année nous avons fait notre rentrée avec les forums et 6 communes nous ont reçus : Andernos, Audenge, Biganos, Marcheprime, Mios et Lanton. Nous les en remercions vivement.
Cette présence de Solidarité Femmes Bassin qui nous permet d’accueillir, d’informer est importante et s’inscrit dans les actions que nous mettons en œuvre pour lutter contre les violences.

Aujourd’hui encore en 2015 au doux pays de France, dans la patrie proclamée des Droits de l’Homme 122 femmes ont trouvé la mort sous les coups de leurs compagnons où ex-conjoints.

Comment ne pas rappeler le combat de Jacqueline Sauvage, qui a pendant de nombreuses années subies des violences conjugales et qui à ce jour est encore incarcérée.

Dans ce contexte il est clair et important de le redire : les violences faites aux femmes, aux enfants doivent être traités par des « Juridictions compétentes dédiées ».

L’association Solidarité Femmes Bassin félicite le Haut Conseil de la Famille qui récemment a envisagé la création d’un groupe de travail pour étudier la possibilité de mettre en place une juridiction spécialisée.

Cette question importante du traitement juridique et judiciaire des violences conjugales sera le sujet de notre Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Celle-ci aura lieu le vendredi 18 novembre 2016 à Lanton. Une conférence débat « Qu’en est-il aujourd’hui de la protection des femmes par la loi » sera animée par Geneviève Couraud, Présidente de l’Assemblée des Femmes, membre du Haut-Conseil à l’Egalité entre les hommes et les femmes et Présidente de l’Observatoire des droits des Femmes.

Je ne doute pas que nous y serons nombreuses et nombreux.

Très cordialement,

J. Mercier
Présidente de l’Association


Mai 2016

Il m’est agréable de vous communiquer la date de notre Assemblée Générale qui se tiendra le 25 juin 2016 à Lège Cap Ferret. C’est toujours un grand moment pour «Solidarité Femmes Bassin». Votre présence est importante, elle renforce notre confiance et notre attachement à l’Association.

Où en sommes-nous en ce début d’année ? Des avancées certaines, mais aussi des interrogations, voire des déceptions. La plus préoccupante est la question de notre hébergement indispensable pour nos activités.

Dans un bref délai, il nous faut impérativement trouver un local en adéquation avec nos activités et nos finances.

A ce jour nos continuons activement nos recherches près des communes et institutions concernées.

Je peux vous assurer que le travail accompli par «Solidarité Femmes Bassin» est reconnu. Alors comment comprendre que nous ne puissions trouver une solution à notre hébergement ?

Pour le moment il s’agit de tenir le coup, d’être unis (es), décidés (es) à convaincre les communes et institutions avec lesquelles nous travaillons.

Restons actrices, acteurs et passons aux bonnes nouvelles :

L’Encyclo des Mécanos qui cette année encore nous sollicite.

La mise en œuvre à l’association de deux ateliers :

  • atelier perles et confection de bracelets animé par Claudine Cessy et Karine Laffite,
  • atelier Cuisine animé par Catherine Baldès.

Concernant le 8 Mars 2016, Journée Internationale des Droits des Femmes :

  • un spectacle «Appelle-moi Olympe» est donné à Mérignac le 8 Mars 2016.
  • Forum «des Femmes Créatives» à La Teste, organisé par «Femmes Solidaires», nous y serons présentes et actives en y tenant notre stand les 12 et 13 Mars 2016.

Et comme nous avons coutume de le faire, nous répondrons le plus possible aux invitations que nous recevons.

Enfin j’ai plaisir à vous transmettre le bonjour, bien solidaire, de nos amies et amis de la Martinique : «l’Union des Femmes de la Martinique» et «Rosannie Soleil», associations membres de la Fédération Nationale Solidarité Femmes auxquelles j’ai rendu visite lors de mon séjour.

Depuis notre engagement nous nous sommes efforcées de rester disponibles à l’accompagnement des femmes et des enfants victimes de violences. Nous entendons le rester mais je suis convaincue que cela ne peut plus se faire sans le soutien de toutes et tous et particulièrement des communes et des institutions.