Journée Internationale des Droits des Femmes – 8 mars 2021


Dans la quantité d’articles, de livres, d’émissions de radio et de télévision, sans compter tout ce qui circule sur le net pour témoigner de la condition des femmes en France et dans le monde en ce 8 mars 2021, journée internationale des droits des femmes, marquée il y a un an par le début d’une pandémie sans précédent, que relever ?

  • Que l’un des mots d’ordre des manifestations féministes cette année « quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête » invite symboliquement les femmes à s’arrêter de travailler aujourd’hui à 15h40, c’es-à-dire à l’heure théorique où elles cessent d’être rémunérées compte tenu de l’écart moyen de salaire avec les hommes, environ 25% ?
  • Que Simone de Beauvoir nous avait prévenues par cette phrase célèbre : « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » tant elle se vérifie à l’occasion de la crise économique provoquée par la Covid ?

 

Oui, restons dans le domaine économique avec cet article de la rédaction numérique de France Inter publié le 5 mars qui fait état du rapport annuel sur l’égalité femmes-hommes en entreprise du cabinet indépendant Equileap, spécialisé dans les données mondiales sur le monde du travail et l’égalité femmes-hommes. Ce rapport établit en effet que les femmes ont plus souffert de la crise sanitaire que les hommes. Fruit de la collecte des données de 3 702 entreprises de 23 pays développés entre novembre 2019 et janvier 2021, il objective ce que nous savons déjà : -hausse des violences conjugales,

-fermeture de très nombreux établissements de garde d’enfants,

-responsabilités accrues liées à l’éducation des enfants et au ménage…

ont eu des répercussions négatives considérables sur les femmes.

Ainsi une étude réalisée aux États-Unis révèle que « plus d’une femme sur quatre a dû revoir à la baisse ses ambitions professionnelles et son plan de carrière pour se consacrer davantage aux taches ménagères et familiales en arrêtant de travailler » et que « les femmes ont quitté le monde du travail en plus grand nombre que les hommes ».

Disons le, les choses ne changent pas pour les femmes ou si peu et si lentement : soixante-dix ans après la parution du Deuxième sexe c’est bien sur les femmes que « la Covid a eu des conséquences massives et disproportionnées dans les pays développés » avec pour corolaire que « tous les progrès de ces six dernières années pourraient être effacés » !

 

Mais réjouissons-nous de la démonstration de la compétence des femmes lorsqu’elles arrivent à atteindre les postes qu’elles méritent, c’est-à-dire les plus hauts : on le sait et le rapport Equileap le relève, les pays dirigés par des femmes comme la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Finlande, l’Islande, le Danemark ont enregistré moins de cas et moins de morts durant la crise sanitaire de la Covid !

Pour lire l’article de France Inter https://www.franceinter.fr/societe/la-covid-a-eu-des-consequences-massives-et-disproportionnees-sur-les-femmes-dans-les-pays-developpes