Un point d’accueil éphémère pour les femmes victimes de violences au sein de Auchan Biganos


Le confinement à domicile, indispensable pour limiter la propagation du COVID-19, constitue un terreau favorable aux violences intrafamiliales et peut générer ou renforcer les violences conjugales, alors que dans le même temps, il est plus difficile pour les femmes d’alerter sur leur situation.

Depuis ce vendredi 17 avril 2020, des accueils éphémères ouvrent progressivement dans cinq centres commerciaux de Gironde : Auchan Mériadeck, Auchan Bordeaux Lac, Carrefour Lormont, Carrefour Mérignac et Auchan Biganos. Des associations spécialisées y recevront les femmes victimes de violences conjugales afin de les écouter, de les orienter et de les accompagner dans leur mise à l’abri si besoin.
Ce dispositif s’ajoute à ceux déjà mis en place :

  • maintien de l’activité de toutes les associations spécialisées dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et dans l’hébergement des femmes victimes de violences conjugales : toutes les associations spécialisées du département continuent leur activité, en général de façon dématérialisée (prise de contact et accompagnement par téléphone ou par mail).
  • mise en place d’un système d’alerte pour les femmes victimes de violences conjugales dans les pharmacies du département pendant la période de confinement.
  • financement de nuitées d’hébergement pour les femmes victimes de violences conjugales, ou pour les conjoints violents ayant fait l’objet d’une mesure d’éviction, afin de les tenir éloignés du domicile conjugal.
  • large diffusion des numéros utiles pour les femmes victimes de violences dans les lieux publics : violences femmes info au 3919, 114 pour les SMS, Police secours au 17 ou au 112 depuis un portable, et le portail de signalement en ligne des violences via www.service-public.fr ou www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr

Ouverture d’un point d’accueil éphémère pour les femmes victimes de violences au sein de Auchan Biganos

ACCOMPAGNEMENT – SPÉCIAL CONFINEMENT


Notre permanence téléphonique – L’accueil à l’Espace Flora Tristan
L’accompagnement – L’hébergement d’urgence

Spécial confinement

En cette période si particulière durant laquelle les femmes victimes de violences ont plus que jamais besoin d’aide, Solidarité Femmes Bassin s’est organisée pour assurer la continuité de ses accompagnements en utilisant tous les recours possibles et en garantissant que toutes les précautions sont prises tant pour les femmes soutenues que pour les intervenantes salariée et bénévoles.

Permanence téléphonique

La permanence téléphonique de Solidarité Femmes Bassin est assurée au
06 89 61 49 10
du mardi au vendredi de 9 heures à 18 heures

En dehors de ces horaires,

en cas de besoin de soutien, appelez le 3919
du lundi au samedi de 9 heures à 19 heures

en cas d’urgence, appelez le 17
ceci est valable pour les victimes elles-mêmes et pour tous les témoins

L’accueil à l’Espace Flora Tristan

Pour des raisons de confinement et de protection tant du public que des intervenantes salariée et bénévoles, l’accueil à l’Espace Flora Tristan est suspendu.

Toutefois, des entretiens téléphoniques sont organisés aux heures de permanence.

L’accompagnement

Les accompagnements individuels se poursuivent par téléphone et peuvent donner lieu le cas échéant et pour certaines situations particulièrement critiques à une mise en sécurité en hébergement d’urgence.

L’hébergement d’urgence

L’hébergement d’urgence est plus que jamais important (les violences peuvent s’exacerber à l’encontre des femmes et des enfants confiné.es avec leur agresseur).

Solidarité Femmes Bassin poursuit la mise en sécurité des femmes en garantissant que toutes les précautions sont prises pour les femmes, leurs enfants et les intervenantes de l’association.

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Les violences conjugales par ce (mauvais) temps de confinement.

On le sait, on l’a lu et entendu ici et là et la Secrétaire d’État, Marlène Schiappa, l’a dit « La période de crise que nous connaissons et le confinement à domicile peuvent hélas générer un terreau propice aux violences conjugales. » C’est la raison pour laquelle, dès la mise en place du confinement, Solidarité Femmes Bassin a pris des mesures pour assurer la continuité de ses services à destination des femmes victimes de violences conjugales en répondant notamment comme elle le fait depuis sept ans aux femmes qui appellent le 06 89 61 49 10 du mardi au vendredi, de 9 heures à 18 heures sans interruption. En dehors de ces horaires, les femmes peuvent appeler le 3919, Violences Femmes Info. Il est important de rappeler ces numéros et le fait qu’ils sont ouverts même en cette période de confinement afin que les femmes qui le peuvent n’hésitent pas à téléphoner pour du soutien ou de l’aide.

Le 17 reste bien sûr le numéro à composer à l’exclusion de tout autre en cas d’urgence, un numéro que les voisins peuvent et même doivent composer s’ils sont témoins de violences intra-familiales (les murs ont des oreilles comme le rappelait il y a quelques années une campagne de sensibilisation du 3919). Enfin, même en temps de confinement, police et gendarmerie enregistrent les plaintes en matière de violences faites aux femmes, sachant qu’un dépôt de plainte sera facilité si la démarche est engagée par le dépôt d’une pré-plainte sur les sites officiels :

https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/A-votrecontact/Contacter-la-Gendarmerie/Discuter-avec-la-brigade-numerique/

ou

https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/

Aggravation des violences quand le couple cohabite. Pressions psychologiques, harcèlement de la part des hommes violents qui exigent l’exercice du droit de visite et d’hébergement même quand celui-ci est difficile à mettre en place au vu du contexte actuel. Pour les femmes et les enfants victimes de violences intra-familiales, le confinement est un nouveau champ de bataille. Ainsi celles qui étaient en instance de départ se trouvent bloquées avec leur conjoint à un moment particulièrement critique puisque l’on sait que les violences redoublent au moment de la séparation, pouvant aller jusqu’à des passages à l’acte et des féminicides, ce qui réactive la question de l’éviction du conjoint violent, bien insuffisamment mise en œuvre dans notre pays.

Alors oui, en cette période si particulière, cette crise sans précédent, Solidarité Femmes Bassin organise envers et contre tout la continuité de ses accompagnements en utilisant tous les recours possibles et en garantissant que toutes les précautions sont prises tant pour les femmes soutenues que pour les intervenantes. Aider les femmes et les enfants victimes de violences à survivre, puis à revivre et enfin à vivre, voilà ce à quoi SFB œuvre tous les jours même en ce moment, surtout en ce moment.

 

Solidarité Femmes Bassin

 

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3919 Violences Femmes Info Coronavirus communiqué presse FNSF


Le 3919 – Solidarité Femmes poursuit son activité

La FNSF met en place son plan de continuité pour la ligne nationale d’écoute VIOLENCES FEMMES INFO pendant la crise du COVID-19. Le réseau d’associations Solidarité Femmes reste aussi mobilisé pour faire fonctionner les centres d’hébergement et les structures de proximité locales.

De la ligne d’écoute nationale 3919 Violences Femmes Info aux centres d’accueil et d’hébergement des 67 associations Solidarité Femmes, La Fédération Nationale Solidarité Femmes reste pleinement mobilisée aux côtés des femmes victimes de violences, durant la crise due au Coronavirus.

Le central d’appels, qui porte la ligne d’écoute nationale 3919, Violences Femmes Info, a été transféré vers des téléphones portables, et les écoutantes de la FNSF peuvent ainsi poursuivre leur mission de soutien, de conseil, d’information et d’orientation. Le système fonctionne depuis 9 heures samedi 21 mars, date à laquelle environ 200 appels se sont présentés.

Le 3919 sera opérationnel du lundi au samedi de 9h à 19h. Le numéro est toujours gratuit et confidentiel.

Les écoutantes et chargées de pré-accueil, proposeront des orientations vers les structures de proximité, en lien avec les équipes des associations Solidarité Femmes et les partenaires de la FNSF.

Les femmes et enfants mis en sécurité dans les centres d’hébergement du réseau Solidarité Femmes (2 800 places) sont confinés mais leur suivi s’organise avec les équipes professionnelles. Pour les femmes accompagnées dans les centres d’accueil ou les femmes qui souhaitent contacter ces dispositifs pour la 1ère fois, elles peuvent appeler le 3919 et les numéros indiqués via les infographies du site de la FNSF.

Pour la gestion des situations de femmes en urgence, en particulier celles évaluées comme à risque, le 3919 et les associations locales restent en lien avec les services de police, de gendarmerie, de justice et l’hébergement d’urgence.

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Mot de la Présidente


Chères et chers adhérent.es, chères et chers sympathisant.es,

Les violences faites aux femmes et tout particulièrement les violences conjugales sont enfin devenues une affaire considérée comme grave et importante. « Solidarité Femmes Bassin » ne considère pas pour autant qu’aujourd’hui la question des violences conjugales est suffisamment et correcte-ment traitée. Les faits sont toujours là. En France au pays des droits de l’homme mais pas encore vraiment des droits de la femme une femme meurt tous les deux jours et demi, victime de violences conjugales.

En 2019 l’état a voulu garantir le droit à la sécurité pour toutes et tous, c’est une évolution importante mais le foyer familial, que tout un chacun se plaît à imaginer comme devant apporter affection, protection, éducation demeure encore bien trop souvent l’un des endroits les plus dangereux pour tant de femmes et aussi pour leurs enfants.

Pour « Solidarité Femmes Bassin » que je représente, il va de soi que nous ne laisserons plus le doute s’insinuer.

Nous avons pris la mesure du combat des femmes et nous engageons 2020 comme une année de droit de toutes les femmes de disposer d’elles-mêmes.

A « Solidarité Femmes Bassin » il y a des femmes instruites, des femmes salariées mais il y a aussi beaucoup de femmes sans emploi et de travailleuses précaires.
Tout cela doit changer et elles ne doivent plus être les victimes de la brutalité des rapports familiaux.

En 2020 nous continuons à « Solidarité Femmes Bassin » à agir pour que la loi du silence soit brisée par les femmes et les hommes, mais aussi par les enfants qui nous le savons bien, souffrent et risquent de reproduire le modèle familial.
Ils doivent eux aussi être aidés, soutenus, et nous avons engagé plusieurs actions en ce sens.

Merci à vous toutes et tous, qui vous engagez à nos côtés.
Cette avancée est impérieuse si nous voulons voir disparaître les conditions scandaleuses infligées encore à tant de femmes dans « le pays des Droits de l’Homme ».

Jo Mercier.

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Vœux 2020


Voeux 2020 Solidarité Femmes Bassin

Solidarité femmes Bassin
vous présente ses meilleurs vœux
pour l’année 2020.

L’admission des femmes à l’égalité parfaite
serait la marque la plus sûre de la civilisation
et elle doublerait les forces intellectuelles du
genre humain.
Stendhal

Télécharger la carte de vœux complète.

WORKING WOMAN


Au cinéma REX Cestas le 9 mai et Andernos le 17 mai

suivi d’un dialogue avec l’association Stop aux Violences Sexuelles 33.

Mot de la Présidente


Mars 2019

Chères et chers adhérent.es, chères et chers sympathisant.es,

En ce début d’année 2019, je m’adresse à vous à l’occasion du 8 Mars, Journée Internationale des Femmes, appellation des Nations Unies décrétée en 1977 ou Journée Internationale des Droits des Femmes, appellation de la France qui l’a instituée officiellement en 1982.

Le 8 Mars est l’une des dates importantes de l’année pour Solidarité Femmes Bassin, l’autre étant le 25 Novembre, Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes

Droits des Femmes et lutte contre les violences qui leur sont faites sont les deux piliers de l’action de notre association. Solidarité Femmes Bassin a choisi de s’attaquer à l’un des pires fléaux dans le domaine de la violence : celles qui s’exercent dans le huis clos du couple. Celles-ci s’exercent trop souvent dans l’impunité car elles sont encore considérées comme faisant partie de la sphère privée, voire intime.

Écrivant cela, je suis toutefois bien consciente des avancées réalisées ces trente dernières années en matière de connaissance et reconnaissance des violences faites aux femmes en France. Cet engagement de la société a été réaffirmé en 2018. Ces progrès ont été et restent dans notre pays le fruit de l’articulation de l’engagement des associations avec des politiques publiques en faveur des femmes, les premières devançant généralement les secondes.

C’est dire s’il est important que les associations puissent exister, travailler, proposer, s’engager. Or pour cela elles ont besoin d’adhérent.es :

  • des adhérent.es pour soutenir leur projet associatif,
  • des adhérent.es qui montrent de la reconnaissance pour les réalisations quotidiennes des équipes exécutantes,
  • des adhérent.es qui leur donnent du crédit vis-à-vis de leurs partenaires.

 

Solidarité Femmes Bassin, comme toutes les associations, a besoin de vous !

Soutenez-nous ! Parlez de nous !

Incitez autour de vous à nous rejoindre ! A vous rejoindre !…….

 L’engagement d’un adhérent.es consiste à payer une cotisation relativement modeste, à participer une fois par an à une Assemblée Générale lors de laquelle sont présentés le bilan de l’action de l’année passée et le projet de l’action de l’année suivante, à approuver (ou non) ces bilans et projets par des votes.

Adhérer à Solidarité Femmes Bassin, c’est aussi de pouvoir participer à chaque évènement qu’elle organise. Rappelons pour 2018 :

  • La conférence-lecture sur Flora Tristan (qui a donné son nom à notre lieu d’accueil) le 8 Mars à Lanton,
  • La soirée-conférence « Prostitution, une violence sans nom » le 24 Novembre à Audenge,
  • La participation aux différents forums des associations

 

L’année 2019 s’annonce enthousiasmante avec une soirée-spectacle de la chanteuse Marie Clerquin : «  Une femmes peut en cacher une autre » organisée le vendredi 8 Mars à Lanton. Les bénéfices de cette soirée seront intégralement reversés à notre association.

Faire partie d’une association telle que Solidarité Femmes Bassin, c’est participer à des changements sociétaux : l’égalité Femmes/Hommes. C’est aussi concrètement participer à la protection des femmes et de leurs enfants, les mettre en sécurité et les accompagner pour sortir des violences.

Ce qui motive tous les jours les membres du Conseil d’Administration, que je salue ici pour leur engagement, c’est le défi permanent de l’innovation pour toujours mieux accueillir les femmes et les enfants qui s’adressent à nous.

Il nous incombe de toujours travailler à mieux développer les partenariats féconds sur notre territoire, comme on le fait déjà avec le Centre Social Le Roseau, le CMPP, la Maison d’Ella, la MDSI, les gendarmeries, la police nationale…… Tous ces acteurs sont à nos côtés quotidiennement pour nous aider à mener concrètement à bien nos missions d’accueil, d’accompagnement et de mise en sécurité des femmes victimes de violences conjugales. Je les en remercie ici au nom de Solidarité Femmes Bassin, de son Conseil d’Administration et de ses adhérent.es.

Josèphe MERCIER

Présidente