Des violences conjugales sans limite d’âge (article SO)


116 – c’est le nombres de femmes victimes de violences conjugales et aidées sur le Bassin d’Arcachon en 2019 par SFB.
Depuis le 1er janvier 2020,elles sont 103.

146 – c’est le nombres de femmes tuées par leur partenaire ou ex-partenaire en 2019

 

« Il n’y a pas de profils type. Certaines sont très aisées et ont des situations importantes.

Il faut bien comprendre que les femmes qui partent le font la peur au ventre. Le mari peut être condamné et purger une peine de prison, elles demeurent sous emprise. C’est pour cela que le processus est très long. »

Télécharger l’article de presse Sud-Ouest

 

Disparition de Janie Michel, présidente d’honneur de la Fédération Nationale Solidarité Femmes


C’est avec beaucoup d‘émotion que j’ai appris le décès de la présidente d’honneur de la Fédération Nationale Solidarité Femme, Janie Michel. Je veux partager avec vous mon émotion et ma tristesse et évoquer cette femme engagée dans la cause des femmes à travers quelques souvenirs personnels.

Janie était l’expression du féminisme des années 1970. Elle avait fondé le MlAC (mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception) à Angers, elle fut membre du Planning Familial du Maine et Loire et présidente pendant plusieurs années.

Janie avait fondé en 1985, avec d’autres militantes, SOS Femmes à Angers. Elle a représenté cette association à la Fédération Nationale où ensemble nous avons siégé au CA. Combien de voyages avons-nous partagés entre Paris –Angers- Nantes avec des discussions passionnantes ! Lorsque que j’ai été élue présidente au conseil d’administration de la Fédération, elle est devenue présidente d’honneur.

Comme en témoigne son mari Pierre Michel : « Formée sur le tas et devenue, grâce à son expérience, une spécialiste reconnue des viols par inceste, elle a été une psychothérapeute d’une exceptionnelle efficacité et a rendu d’éminents services à quantité de femmes en difficulté et en quête de soutien, notamment des femmes battues violées et incestuées. »

Le 30 novembre, j’ai perdu une amie, une sœur en militantisme et les femmes ont perdu une femme passionnément attachée à l’égalité entre les femmes et les hommes, aux droits des femmes et à la justice sociale.

Que son souvenir continue à nous inspirer force et courage pour la lutte que nous défendons

Josèphe Mercier

Présidente Solidarité Femmes Bassin

 

 

En ce 25 novembre si particulier…


Chères et chers ami.es,

En ce deuxième temps de confinement, Solidarité Femmes Bassin continue de fonctionner tout comme durant le confinement du printemps dernier, en tenant compte bien sûr des conditions sanitaires.

Jamais depuis la création de notre association en 2012, nous n’avions ressenti une telle crainte pour les femmes que nous accueillons et accompagnons et pour toutes celles qui n’ont pas encore trouvé la porte de notre association, et nous prenons en ces circonstances la pleine mesure de la responsabilité qui nous incombe dans le combat que nous menons pour elles et à leurs côtés.

En ce 25 novembre 2020, si particulier, nous sommes privé.es des manifestations qui permettent les autres années de faire connaître notre action. Alors il me semble important de réaffirmer au nom de l’équipe de SFB que nous ne baissons pas les bras et que nous sommes plus que jamais résolu.es à gagner ce combat. C’est ainsi que même modestement, nous nous réjouissons des avancées en cours aujourd’hui.

La loi du silence doit encore reculer pour les femmes ainsi que pour les enfants qui en souffrent. Si les violences faites aux femmes, et tout particulièrement les violences conjugales, sont enfin devenues (tardivement !) une affaire considérée comme sérieuse, il y a persistance de ces violences. Les faits sont là : en France en 2020 une femme meurt tous les deux jours victime de violences conjugales. Ce ne sont pas les seules violences conjugales qui sont en jeu, c’est aussi, et peut-être d’abord une certaine idée de l’humanité.

Le foyer familial qu’on imagine comme devant apporter affection, protection, éducation demeure encore bien trop souvent l’un des endroits les plus dangereux pour nombre de femmes.

L’expérience de notre association montre que c’est souvent lorsqu’une femme entame une démarche de séparation que la violence conjugale s’intensifie avec de forts risques de passage à l’acte mortel. C’est pourquoi lors de la séparation d’avec un conjoint auteur de violences la femme et les enfants doivent être protégé.es et parfois mis.es en sécurité.

C’est ce à quoi œuvre et continuera d’œuvrer Solidarité Femmes Bassin quelle que soit la situation sanitaire, quelles que soient les difficultés liées à la crise sans précédent à laquelle nous faisons face.

Je vous remercie pour votre soutien.

Josèphe Mercier, Présidente

Télécharger la Lettre aux adhérents – Site 25 novembre 2020

Sauvons le 3919 – lettre ouverte


Lettre ouverte aux membres, partenaires et sympathisant.es de l’association Solidarité Femmes Bassin

 

Pourquoi il faut signer la pétition #Sauvons le 3919, soutenons les associations de lutte contre les violences faites aux femmes http://chng.it/cxXwwqXYf7

 

Le 3919  pourrait prochainement ne plus être géré par la Fédération Nationale Solidarité Femmes. En effet, il va être soumis à un appel d’offre dans le cadre d’un marché public et risque d’être confié au soumissionnaire le mieux disant (financièrement s’entend). Cela voudrait dire, si le marché n’était pas remporté par la FNSF, que seraient perdues près de 30 années d’expérience de la plateforme Violences Conjugales Info dans l’écoute, le conseil et l’orientation des femmes victimes de violences, que seraient perdues près de 50 années d’expérience des associations du réseau Solidarité Femmes dans l’accueil, l’accompagnement et l’hébergement des femmes victimes de violences conjugales.

 

Le 3919 est un numéro d’appel d’utilité publique auquel tout un réseau, c’est-à-dire des centaines de bénévoles et de professionnelles, ont consacré leur énergie, leurs compétences, leurs analyses… à toujours mieux comprendre ce phénomène sociétal qu’est la violence exercée par certains hommes contre les femmes, en particulier dans la sphère conjugale. Toujours mieux le comprendre pour toujours mieux y répondre.

 

Bien avant Me Too et Balance ton porc, alors que la vague féministe des années 1970 avait largement reflué, les militantes des associations Solidarité Femmes ont sans relâche porté devant les pouvoirs publics la question des violences faites aux femmes, dans tous les champs professionnels concernés (police et gendarmerie, justice, santé, travail social…), au niveau local comme dans les instances nationales (Ministères, Assemblée Nationale et Sénat, Service des Droits des Femmes). L’articulation de la connaissance de terrain des unes à la puissance politique des autres a permis de faire avancer de façon remarquable ces trois dernières décennies la prise en compte et la prise en charge des femmes victimes et de leurs enfants, victimes collatérales inévitablement et parfois aussi victimes directes.

 

Depuis 1992, la plateforme qui répond au numéro d’appel 3919 est gérée par la Fédération Nationale Solidarité Femmes qui l’a créée et mise en place. Les réponses qui sont faites aux femmes quotidiennement sont forgées dans le creuset des connaissances d’un réseau national d’associations de terrain, militantes et professionnelles. Tous les gouvernements depuis cette époque leur ont fait confiance. En signant cette pétition, nous voulons attirer l’attention de l’actuel gouvernement sur cette histoire faite de l’expérience, des connaissances et de l’engagements dont ont bénéficié jusqu’à ce jour les milliers de femmes qui appellent la plateforme du 3919 depuis près de 30 ans.

 

Josèphe Mercier, Présidente de Solidarité Femmes Bassin – Présidente de la FSNF de 2003 à 2006

Christine Clamens, membre du Conseil d’Administration de Solidarité Femmes Bassin – Directrice générale de la FNSF de 2006 à 2017

Télécharger la lettre ouverte Adhérents – 3919 nov 2020

Victime de violence, comment se signaler?


Pour faire face aux situations de détresse en situation de violences, de nouveaux outils se développent en complément du numéro d’urgence (17 ou 112)

  • par sms au 114, destiné en temps normal aux personnes sourdes ou malentendantes, et étendu aux personnes victimes de violences pendant le confinement
  • par un signalement en ligne sur la plateforme dédiée (https://www.service-public.fr/cmicliquer sur le lien signalement violence
  • au 3919, qui étend ses horaires d’écoute pendant le confinement de 9h à 21h tous les jours

Enfin, il existe tout un réseau d’associations et organismes pour recevoir physiquement les victimes ou témoins et les accompagner, les soutenir.

Solidarité Femmes Bassin fait partie de ce vaste réseau et son équipe reste mobilisée et particulièrement active, de surcroît en cette période que nous scrutons avec une grande attention.

N’hésitez pas à pousser la porte du local ou nous appeler au 06 89 61 49 10

lire l’article SO 20.11.20 – victimes, se signaler

NOUVEAUX HORAIRES SOLIDARITÉ FEMMES BASSIN


Besoin de soutien, d’accompagnement? Envie de mieux nous connaitre?

Nous vous accueillons désormais les lundis, mardis, jeudis et vendredis, de 9h à 18h.

Ne restez pas seul(es)

L’équipe de Solidarité Femmes Bassin reste mobilisée.

 

Un point d’accueil éphémère pour les femmes victimes de violences au sein de Auchan Biganos


Le confinement à domicile, indispensable pour limiter la propagation du COVID-19, constitue un terreau favorable aux violences intrafamiliales et peut générer ou renforcer les violences conjugales, alors que dans le même temps, il est plus difficile pour les femmes d’alerter sur leur situation.

Depuis ce vendredi 17 avril 2020, des accueils éphémères ouvrent progressivement dans cinq centres commerciaux de Gironde : Auchan Mériadeck, Auchan Bordeaux Lac, Carrefour Lormont, Carrefour Mérignac et Auchan Biganos. Des associations spécialisées y recevront les femmes victimes de violences conjugales afin de les écouter, de les orienter et de les accompagner dans leur mise à l’abri si besoin.
Ce dispositif s’ajoute à ceux déjà mis en place :

  • maintien de l’activité de toutes les associations spécialisées dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et dans l’hébergement des femmes victimes de violences conjugales : toutes les associations spécialisées du département continuent leur activité, en général de façon dématérialisée (prise de contact et accompagnement par téléphone ou par mail).
  • mise en place d’un système d’alerte pour les femmes victimes de violences conjugales dans les pharmacies du département pendant la période de confinement.
  • financement de nuitées d’hébergement pour les femmes victimes de violences conjugales, ou pour les conjoints violents ayant fait l’objet d’une mesure d’éviction, afin de les tenir éloignés du domicile conjugal.
  • large diffusion des numéros utiles pour les femmes victimes de violences dans les lieux publics : violences femmes info au 3919, 114 pour les SMS, Police secours au 17 ou au 112 depuis un portable, et le portail de signalement en ligne des violences via www.service-public.fr ou www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr

Ouverture d’un point d’accueil éphémère pour les femmes victimes de violences au sein de Auchan Biganos