En ce 25 novembre si particulier…


Chères et chers ami.es,

En ce deuxième temps de confinement, Solidarité Femmes Bassin continue de fonctionner tout comme durant le confinement du printemps dernier, en tenant compte bien sûr des conditions sanitaires.

Jamais depuis la création de notre association en 2012, nous n’avions ressenti une telle crainte pour les femmes que nous accueillons et accompagnons et pour toutes celles qui n’ont pas encore trouvé la porte de notre association, et nous prenons en ces circonstances la pleine mesure de la responsabilité qui nous incombe dans le combat que nous menons pour elles et à leurs côtés.

En ce 25 novembre 2020, si particulier, nous sommes privé.es des manifestations qui permettent les autres années de faire connaître notre action. Alors il me semble important de réaffirmer au nom de l’équipe de SFB que nous ne baissons pas les bras et que nous sommes plus que jamais résolu.es à gagner ce combat. C’est ainsi que même modestement, nous nous réjouissons des avancées en cours aujourd’hui.

La loi du silence doit encore reculer pour les femmes ainsi que pour les enfants qui en souffrent. Si les violences faites aux femmes, et tout particulièrement les violences conjugales, sont enfin devenues (tardivement !) une affaire considérée comme sérieuse, il y a persistance de ces violences. Les faits sont là : en France en 2020 une femme meurt tous les deux jours victime de violences conjugales. Ce ne sont pas les seules violences conjugales qui sont en jeu, c’est aussi, et peut-être d’abord une certaine idée de l’humanité.

Le foyer familial qu’on imagine comme devant apporter affection, protection, éducation demeure encore bien trop souvent l’un des endroits les plus dangereux pour nombre de femmes.

L’expérience de notre association montre que c’est souvent lorsqu’une femme entame une démarche de séparation que la violence conjugale s’intensifie avec de forts risques de passage à l’acte mortel. C’est pourquoi lors de la séparation d’avec un conjoint auteur de violences la femme et les enfants doivent être protégé.es et parfois mis.es en sécurité.

C’est ce à quoi œuvre et continuera d’œuvrer Solidarité Femmes Bassin quelle que soit la situation sanitaire, quelles que soient les difficultés liées à la crise sans précédent à laquelle nous faisons face.

Je vous remercie pour votre soutien.

Josèphe Mercier, Présidente

Télécharger la Lettre aux adhérents – Site 25 novembre 2020

Sauvons le 3919 – lettre ouverte


Lettre ouverte aux membres, partenaires et sympathisant.es de l’association Solidarité Femmes Bassin

 

Pourquoi il faut signer la pétition #Sauvons le 3919, soutenons les associations de lutte contre les violences faites aux femmes http://chng.it/cxXwwqXYf7

 

Le 3919  pourrait prochainement ne plus être géré par la Fédération Nationale Solidarité Femmes. En effet, il va être soumis à un appel d’offre dans le cadre d’un marché public et risque d’être confié au soumissionnaire le mieux disant (financièrement s’entend). Cela voudrait dire, si le marché n’était pas remporté par la FNSF, que seraient perdues près de 30 années d’expérience de la plateforme Violences Conjugales Info dans l’écoute, le conseil et l’orientation des femmes victimes de violences, que seraient perdues près de 50 années d’expérience des associations du réseau Solidarité Femmes dans l’accueil, l’accompagnement et l’hébergement des femmes victimes de violences conjugales.

 

Le 3919 est un numéro d’appel d’utilité publique auquel tout un réseau, c’est-à-dire des centaines de bénévoles et de professionnelles, ont consacré leur énergie, leurs compétences, leurs analyses… à toujours mieux comprendre ce phénomène sociétal qu’est la violence exercée par certains hommes contre les femmes, en particulier dans la sphère conjugale. Toujours mieux le comprendre pour toujours mieux y répondre.

 

Bien avant Me Too et Balance ton porc, alors que la vague féministe des années 1970 avait largement reflué, les militantes des associations Solidarité Femmes ont sans relâche porté devant les pouvoirs publics la question des violences faites aux femmes, dans tous les champs professionnels concernés (police et gendarmerie, justice, santé, travail social…), au niveau local comme dans les instances nationales (Ministères, Assemblée Nationale et Sénat, Service des Droits des Femmes). L’articulation de la connaissance de terrain des unes à la puissance politique des autres a permis de faire avancer de façon remarquable ces trois dernières décennies la prise en compte et la prise en charge des femmes victimes et de leurs enfants, victimes collatérales inévitablement et parfois aussi victimes directes.

 

Depuis 1992, la plateforme qui répond au numéro d’appel 3919 est gérée par la Fédération Nationale Solidarité Femmes qui l’a créée et mise en place. Les réponses qui sont faites aux femmes quotidiennement sont forgées dans le creuset des connaissances d’un réseau national d’associations de terrain, militantes et professionnelles. Tous les gouvernements depuis cette époque leur ont fait confiance. En signant cette pétition, nous voulons attirer l’attention de l’actuel gouvernement sur cette histoire faite de l’expérience, des connaissances et de l’engagements dont ont bénéficié jusqu’à ce jour les milliers de femmes qui appellent la plateforme du 3919 depuis près de 30 ans.

 

Josèphe Mercier, Présidente de Solidarité Femmes Bassin – Présidente de la FSNF de 2003 à 2006

Christine Clamens, membre du Conseil d’Administration de Solidarité Femmes Bassin – Directrice générale de la FNSF de 2006 à 2017

Télécharger la lettre ouverte Adhérents – 3919 nov 2020

Mot de la Présidente


Chères et chers adhérent.es, chères et chers sympathisant.es,

Les violences faites aux femmes et tout particulièrement les violences conjugales sont enfin devenues une affaire considérée comme grave et importante. « Solidarité Femmes Bassin » ne considère pas pour autant qu’aujourd’hui la question des violences conjugales est suffisamment et correcte-ment traitée. Les faits sont toujours là. En France au pays des droits de l’homme mais pas encore vraiment des droits de la femme une femme meurt tous les deux jours et demi, victime de violences conjugales.

En 2019 l’état a voulu garantir le droit à la sécurité pour toutes et tous, c’est une évolution importante mais le foyer familial, que tout un chacun se plaît à imaginer comme devant apporter affection, protection, éducation demeure encore bien trop souvent l’un des endroits les plus dangereux pour tant de femmes et aussi pour leurs enfants.

Pour « Solidarité Femmes Bassin » que je représente, il va de soi que nous ne laisserons plus le doute s’insinuer.

Nous avons pris la mesure du combat des femmes et nous engageons 2020 comme une année de droit de toutes les femmes de disposer d’elles-mêmes.

A « Solidarité Femmes Bassin » il y a des femmes instruites, des femmes salariées mais il y a aussi beaucoup de femmes sans emploi et de travailleuses précaires.
Tout cela doit changer et elles ne doivent plus être les victimes de la brutalité des rapports familiaux.

En 2020 nous continuons à « Solidarité Femmes Bassin » à agir pour que la loi du silence soit brisée par les femmes et les hommes, mais aussi par les enfants qui nous le savons bien, souffrent et risquent de reproduire le modèle familial.
Ils doivent eux aussi être aidés, soutenus, et nous avons engagé plusieurs actions en ce sens.

Merci à vous toutes et tous, qui vous engagez à nos côtés.
Cette avancée est impérieuse si nous voulons voir disparaître les conditions scandaleuses infligées encore à tant de femmes dans « le pays des Droits de l’Homme ».

Jo Mercier.

Télécharger la lettre.

Mot de la Présidente


Mars 2019

Chères et chers adhérent.es, chères et chers sympathisant.es,

En ce début d’année 2019, je m’adresse à vous à l’occasion du 8 Mars, Journée Internationale des Femmes, appellation des Nations Unies décrétée en 1977 ou Journée Internationale des Droits des Femmes, appellation de la France qui l’a instituée officiellement en 1982.

Le 8 Mars est l’une des dates importantes de l’année pour Solidarité Femmes Bassin, l’autre étant le 25 Novembre, Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes

Droits des Femmes et lutte contre les violences qui leur sont faites sont les deux piliers de l’action de notre association. Solidarité Femmes Bassin a choisi de s’attaquer à l’un des pires fléaux dans le domaine de la violence : celles qui s’exercent dans le huis clos du couple. Celles-ci s’exercent trop souvent dans l’impunité car elles sont encore considérées comme faisant partie de la sphère privée, voire intime.

Écrivant cela, je suis toutefois bien consciente des avancées réalisées ces trente dernières années en matière de connaissance et reconnaissance des violences faites aux femmes en France. Cet engagement de la société a été réaffirmé en 2018. Ces progrès ont été et restent dans notre pays le fruit de l’articulation de l’engagement des associations avec des politiques publiques en faveur des femmes, les premières devançant généralement les secondes.

C’est dire s’il est important que les associations puissent exister, travailler, proposer, s’engager. Or pour cela elles ont besoin d’adhérent.es :

  • des adhérent.es pour soutenir leur projet associatif,
  • des adhérent.es qui montrent de la reconnaissance pour les réalisations quotidiennes des équipes exécutantes,
  • des adhérent.es qui leur donnent du crédit vis-à-vis de leurs partenaires.

 

Solidarité Femmes Bassin, comme toutes les associations, a besoin de vous !

Soutenez-nous ! Parlez de nous !

Incitez autour de vous à nous rejoindre ! A vous rejoindre !…….

 L’engagement d’un adhérent.es consiste à payer une cotisation relativement modeste, à participer une fois par an à une Assemblée Générale lors de laquelle sont présentés le bilan de l’action de l’année passée et le projet de l’action de l’année suivante, à approuver (ou non) ces bilans et projets par des votes.

Adhérer à Solidarité Femmes Bassin, c’est aussi de pouvoir participer à chaque évènement qu’elle organise. Rappelons pour 2018 :

  • La conférence-lecture sur Flora Tristan (qui a donné son nom à notre lieu d’accueil) le 8 Mars à Lanton,
  • La soirée-conférence « Prostitution, une violence sans nom » le 24 Novembre à Audenge,
  • La participation aux différents forums des associations

 

L’année 2019 s’annonce enthousiasmante avec une soirée-spectacle de la chanteuse Marie Clerquin : «  Une femmes peut en cacher une autre » organisée le vendredi 8 Mars à Lanton. Les bénéfices de cette soirée seront intégralement reversés à notre association.

Faire partie d’une association telle que Solidarité Femmes Bassin, c’est participer à des changements sociétaux : l’égalité Femmes/Hommes. C’est aussi concrètement participer à la protection des femmes et de leurs enfants, les mettre en sécurité et les accompagner pour sortir des violences.

Ce qui motive tous les jours les membres du Conseil d’Administration, que je salue ici pour leur engagement, c’est le défi permanent de l’innovation pour toujours mieux accueillir les femmes et les enfants qui s’adressent à nous.

Il nous incombe de toujours travailler à mieux développer les partenariats féconds sur notre territoire, comme on le fait déjà avec le Centre Social Le Roseau, le CMPP, la Maison d’Ella, la MDSI, les gendarmeries, la police nationale…… Tous ces acteurs sont à nos côtés quotidiennement pour nous aider à mener concrètement à bien nos missions d’accueil, d’accompagnement et de mise en sécurité des femmes victimes de violences conjugales. Je les en remercie ici au nom de Solidarité Femmes Bassin, de son Conseil d’Administration et de ses adhérent.es.

Josèphe MERCIER

Présidente